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Newsletter 2 - janvier 2010

Le guérisseur – c’est moi !

Qu’est-ce qu’un guérisseur ? Où peut-on en trouver? Ah, si je pouvais tomber sur la méthode infaillible et la guérison instantanée ! Comment devient-on guérisseur ?

Après bien des pérégrinations sincères autour de toutes ces questions, je dis ceci :

Le guérisseur, c’est d’abord moi-même par la grâce de la Vie.

Pas de guérison sans volonté de guérir
Pas de volonté de guérir sans prise de conscience de ce qui est malade
Pas de transformation sans bonne méthode
Pas de bonne méthode de guérison sans accompagnement en amour
Pas d’accompagnement en amour sans respect, discernement  et
confiance en la Vie
Et qui décide de tout cela ? C’est moi.

Il m’arrive régulièrement de me surprendre encore et encore à avoir mal quelque part et pourtant à ne rien faire. Je peux rester des journées, des semaines avec un orteil qui me fait de plus en plus mal. Je peux me dire à chaque pas j’ai mal à l’orteil, il faut que je fasse quelque chose, pourtant je ne fais rien. Et je continue bien sûr à avoir mal, même de plus en plus mal. Et pourtant, j’ai des adresses de gens qui pourraient me soigner et plus incroyable encore je pratique et enseigne moi-même des méthodes de guérison que je n’utilise pas !

Cette attitude bizarre, je ne suis pas la seule à l’avoir. En fait, c’est l’ennemi numéro un et il est extrêmement répandu dans la population, c’est comme si on ne voulait pas aller mieux. Un bien curieux paradoxe. Ce qui l’explique, c’est souvent simplement de la négligence, pas le temps, ça passera tout seul, mais c’est parfois plus complexe.

C’est comme si plusieurs logiques internes fonctionnaient en parallèle. Celle qui dit je veux aller bien et une ou plusieurs autres qui disent ça va très bien comme ça ou parfois même je veux continuer à aller mal. C’est bien sûr la seconde, en apparence irrationnelle et incompréhensible qui mérite toute notre attention. Comment se fait-il que je veuille continuer à souffrir ? Est-il possible qu’une partie de moi agisse à l’encontre de mes intérêts ?

La réponse est oui. Toute négative qu’elle paraisse, c’est encore une partie de moi qui cherche à me rendre un service mais qui ne voit pas qu'en agissant ainsi elle crée un problème plus grave encore. En me posant la question au sujet de mon orteil, j’ai réalisé par exemple que chaque fois que j’avais mal, je me remémorais la situation qui en était l’origine. Une personne m’avait écrasé l’orteil en reculant sa chaise et au lieu de s’excuser cete personne m’avait demandé pourquoi je n’avais pas retiré mon pied à temps. Que faire ? Se fâcher ? Se venger ? J’avais été victime, on ne l’avait pas reconnu et l’incident avait réveillé toute une chaîne de mémoires émotionnelles toutes associées à des situations similaires. La charge affective était rapidement devenue trop forte pour que je puisse simplement oublier l’événement. La charge d’énergie enfermée au niveau inconscient voulait qu’on me rende justice, elle voulait me venger. Mais comment se venger pour une raison si futile qui a eu lieu plus de trois mois auparavant avec une personne qui vit à des centaines de kilomètres et qu’on ne reverra jamais ?

Et c’est ainsi que la charge émotionnelle, dite négative, alors même qu’elle cherchait à faire quelque chose de positif est restée enfermée dans la mémoire cellulaire de l’articulation de mon gros orteil gauche et que cette vibration agressive a fini par y créer un échauffement de type rhumatismal.

Au moment où ma podologue m’a dit vous avez eu l’orteil cassé et cela a engendré un peu de rhumatisme, il s’est produit un déclic et depuis, je n’ai plus mal. On avait reconnu que j’avais été victime, il n’était plus nécessaire d’en garder le souvenir et la contraction cellulaire s’était relâchée. Sans le déclic d’une prise de conscience, le branchement libérateur ne se fait pas et la guérison ne peut pas intervenir.  Le déclic passe toujours par une prise de conscience, par la reconnaissance de la vérité. Et cette reconnaissance peut emprunter mille chemins.

Le problème reste en place, parce qu’il sert ce que nous appelons des intérêts secondaires, par opposition à nos intérêts primaires qui sont toujours de ne pas souffrir, d’être heureux et de nous réaliser. Au début de tout processus de guérison, il s’agit donc d’abord d’inviter cette prise de conscience : oui, j’ai un problème.

Or, on commence souvent par nier qu’on a un problème et on le fait généralement dans la plus grande ignorance. Cela se passe dans le subconscient. Dans le cas de mon orteil, sur le moment j’avais eu mal, puis j’avais complètement oublié l’épisode. Ce n’est que plusieurs mois plus tard que j’avais commencé à avoir mal. Honte, culpabilité, manque de temps, sentiment d’impuissance, dévalorisation de soi, peur, besoin d’être aimé, admiré, reconnu, sont les moteurs principaux de cette négation en même temps qu’ils sont les éléments négatifs du conditionnement de notre personnalité.

Tant que ces intérêts secondaires ne seront pas réévalués à la lumière de la conscience, vidés de leur charge énergétique ou mis à jour, nous serons le théâtre de conflits et de sabotages internes.
Les guérisseurs ou les thérapies auront beau être puissants, ils ne fonctionneront pas. Si vous voulez qu’une thérapie fonctionne, il faut non seulement la trouver, mais encore que la voie soit libre. Et pour cela, l’intention de guérir doit être claire, forte, libre et consciente. Elle doit primer sur tout le reste.

Et venons-en maintenant à l’essentiel : seule l’essence d’amour - l’amour de soi, l’amour des autres, l’amour de la vie - est assez puissante pour libérer la clarté de la conscience et apaiser les pulsions contradictoires de la personnalité. Seul l’amour vrai guérit, seule l’ouverture du cœur fait le bon guérisseur et seul le médicament librement choisi et administré avec bienveillance peut opérer des miracles. Cette essence d’amour dont nous avons besoin ici est une qualité de l’être, une réalité vibratoire qui se situe au-delà des mots. Elle n’est ni émotionnelle, ni intellectuelle, elle est la nature même du Vivant. Une onde bienfaisante de pure positivité et d’acceptation consciente de ce qui est. Libre et autonome, elle se suffit à elle-même. Transposée au niveau individuel elle devient intention de se vouloir du bien et acceptation inconditionnelle de qui on est à chaque instant.  Je me veux infiniment du bien et je m’accepte inconditionnellement avec mes limites, mes erreurs, mes dons et mes talents, mes échecs et mes succès. A chaque instant je crée mon univers de possibles et j’ai confiance dans le soutien de la Vie.

L’essence d’amour ou la conscience d’amour est selon mon expérience l’ultime guérisseur. Elle agit sur tous les plans, physique, relationnel, social, spirituel et lorsque nous sommes en alignement avec l’essence d’amour, nous sommes guidés vers les personnes et les méthodes qui peuvent valablement nous aider. A ne pas confondre avec une confiance aveugle et un espoir fou. Au lieu de remettre sa vie entre les mains d’un autre, on la prend au contraire entièrement dans ses propres bras. 

L’essence d’amour est un champ vibratoire subtil dont aucun mot ne parvient véritablement à rendre compte, mais qu’on peut percevoir sans équivoque. On pourrait parler de luminosité vibrante et scintillante, d’un sentiment de grande paix et de relaxation profonde, de légèreté de l’être et de confiance absolue en la Vie en toutes circonstances, d’harmonie et d’équilibre perpétuel dans le changement. 

L’essence d’amour est notre vraie nature, nous vibrons naturellement à cette fréquence lorsque nous sommes libres de pulsions secondaires inconscientes. Cette fréquence vibratoire maintient le bon fonctionnement de tout ce qui existe. Elle assure une circulation harmonieuse des énergies et des fluides dans nos corps et par conséquent le fonctionnement optimal de nos organes y compris du cerveau et de l’ensemble du système nerveux.

C’est l’énergie que nous invoquons dans le Reiki. C’est aussi l’énergie avec laquelle travaillent les guérisseurs Kahunas de Hawaii. C’est l’énergie de la lumière et de ses messagères les couleurs de l’arc-en-ciel. C’est l’énergie que répandent les maîtres spirituels et les Eveillés. A leur contact, nous relâchons nos contractions et nous nous ouvrons à l’essence d’amour. Nous renaissons à nous-mêmes. Gai – Ris 

Chinta

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