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Le Bouddha de la guérison dans l'émanation rayonnante Cet aspect de l'enseignement bouddhiste est extrêmement intéressant pour deux raisons. D'une part, parce que la façon dont le Bouddha Sakyamuni parle de la maladie, de ses causes et du cheminement qui mène à la guérison correspond à l'esprit du Reiki et d'autre part, parce que l'énergie de la guérison ultime dans la vision bouddhiste est mise en rapport avec les qualités spécifiques du Lapis-lazuli. Les deux aspects qui se dégagent des différents sutras et thangka qui traitent de ce thème sont les qualités du joyau, c'est-à-dire son rayonnement lumineux et sa pureté, ainsi que sa couleur bleu-roi. Le Bouddha Sakyamuni encourage surtout
les êtres à prendre conscience de leurs actions passées
et à s'efforcer de transformer leurs structures de comportement
négatives. Le processus de guérison est compris
comme métaphore de la croissance spirituelle. Dans cette
perspective, le Bouddha est considéré comme le guérisseur
suprême et le Dharma, l'enseignement bouddhiste, comme la
reine des médecines. Mais le Bouddha fait aussi appel tout
prosaïquement à des médicaments, des préparations
à base de plantes et à une dimension " magique
", c'est-à-dire à des qualités de l'énergie
invisible qui lui deviennent accessibles lorsqu'il est en samadhi
et qui, pour le commun des mortels, peuvent être accessibles
par l'intermédiaire de yantras, de supports de méditation
et de visualisations. Ce qui est invisible et qu'on ne peut pas
se représenter directement doit être densifié
par le truchement de rituels et mis dans une forme qui soit compréhensible
pour l'esprit humain. Dans le Sutra du Bhaishajya-guru, le Bouddha Sakyamuni s'adresse à Manjusri. " Si tu
te diriges d'ici vers l'est et que tu traverses de nombreuses
terres de Bouddhas, Nous avons ici deux magnifiques représentations tibétaines du Bhaishajya-guru. La statue date du18e siècle et montre un Bouddha totalement doré qui tient dans sa main gauche le bol du mendiant et dans sa main droite un myrobolam, la plante médicinale par excellence. Il ne tient pas le Chintâmani dans la main, mais le porte au front, à la hauteur du troisième il et on reconnaît parfaitement bien la couleur du Lapis-Lazuli. Le thangka présente un Bouddha à la peau entièrement bleue. Il tient également le myrobolam et le bol du mendiant, mais ici il n'est pas vide, il contient une fleur. Ici, le Chintâmani vient couronner sa tête et il est doré. Dans les deux cas, nous avons les caractéristiques principales du Lapis-Lazuli : le bleu et l'or. Par son apparence, le Lapis est plutôt
une pierre qu'un cristal. Opaque, il est constitué de lazurite
avec des traces de calcite blanche et des incrustations de pyrite.
Les plus belles pièces ont une couleur bleu-violet et les
incrustations de pyrite font penser à une myriade d'étoiles
dans le ciel. Les enseignements ésotériques bouddhistes sont si profonds qu'ils échappent à la transmission écrite. C'est pourquoi, on utilise les peintures, les mudras, les positions du corps et autres représentations métaphoriques. Textes et images constituent des modèles, des images guides sur le chemin de l'illumination. Les textes parlent à la raison, les peintures mettent en mouvement l'intuition et la méditation permet à l'individu de se libérer de tout ce qui l'empêche de réaliser en lui-même ces états d'être et de conscience. La guérison, telle que la propose
le Bhaishajya-guru, est une guérison qui va de l'intérieur
vers l'extérieur. Bien des maladies qui se manifestent
sur le plan physique ont leurs racines dans le mental, dans les
souffrances de l'esprit, les klesas qui constituent les
fondements des chemins tortueux que l'esprit trouble poursuit.
L'atmosphère qui émane d'une peinture peut sensibiliser
la conscience et l'ouvrir à des courants qui lui étaient
inconnus jusqu'alors. Pour obtenir la guérison, il ne suffit pas d'avoir une reproduction de l'image (que ce soit une représentation physique ou spirituelle). L'image doit être éveillée par la force du Bouddha et devenir une avec la personne qui la contemple. Ce n'est que lorsque son propre corps devient le corps du Tathagata et que l'esprit individuel se fond dans l'esprit divin qu'une guérison profonde peut intervenir. Ainsi, le travail avec un Chintâmani en Lapis-lazuli peut constituer l'une des pierres d'angle dans le processus de la guérison physique et spirituelle mentionnée ci-dessus. La méditation avec le Chintâmani en Lapis-lazuli plonge le corps dans l'harmonie d'une profonde détente et le psychisme dans une paix sans limites et nous devenons capables d'embrasser toutes choses dans la clarté d'une compassion infinie, au-delà de tout jugement et de toute émotion, tel l'univers bleu nuit qui porte en son sein des myriades d'étoiles. |
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© Keola 2009 |